Navimow revient souvent dès qu’il est question de robot tondeuse sans câble périphérique. La marque appartient à Segway, un nom déjà connu dans la mobilité électrique, et elle s’est imposée sur le marché du jardin avec une promesse claire, simplifier l’installation grâce à une cartographie virtuelle et une application mobile bien pensée.
La gamme couvre aujourd’hui plusieurs besoins, des petits terrains avec les i105E et i108E jusqu’aux grandes surfaces avec les séries H et X. Les modèles les plus récents ajoutent du LiDAR, de la vision par caméra et parfois de la 4G, avec un positionnement premium sur certaines références.
Le verdict est assez net. Navimow fait partie des options les plus convaincantes si vous cherchez une tonte propre, silencieuse et sans fil périmétrique. La marque reste moins irréprochable sur les terrains difficiles, la dépendance au signal pour les versions RTK et un service client qui ne fait pas l’unanimité. Voici d’abord la vue d’ensemble avant l’analyse détaillée.

| Critère | Évaluation |
|---|---|
| Note globale perçue | ⭐ Très positive dans les tests, malgré des réserves selon le terrain et la connectivité |
| Installation | ✅ Pas de câble périmétrique, cartographie virtuelle via application |
| Qualité de tonte | ✅ Coupe précise et bordures bien gérées sur terrain adapté |
| Silence | ✅ Fonctionnement discret, un vrai point fort relevé dans les tests |
| Navigation | ✅ EFLS RTK + GPS ou LiDAR selon les gammes, avec caméra VisionFence |
| Point faible principal | ⚠️ Les versions RTK peuvent perdre en confort sous arbres denses ou près des bâtiments |
| Terrain difficile | ⚠️ Adhérence parfois moyenne sur fortes pentes pour les modèles non AWD |
| Prix | 💶 Environ moins de 1000 € pour l’entrée de gamme à 2999 € pour certains modèles premium |
| Disponibilité | ✅ Gamme large, du petit jardin aux surfaces jusqu’à 10 000 m² |
Une installation sans câble qui change vraiment l’expérience
Le point qui revient le plus dans les retours sur Navimow, c’est la fin du câble périphérique. La marque s’appuie sur une cartographie virtuelle créée depuis l’application. Concrètement, le robot est guidé manuellement lors de la première configuration pour dessiner les limites, les zones interdites et les passages.

Sur ce point, les tests sont cohérents. Le gain de temps est réel face à un robot tondeuse classique qui impose de poser ou d’enterrer un fil. Pour beaucoup d’acheteurs, c’est même l’argument numéro un, devant la qualité de coupe.
Cette simplicité a tout de même une condition. Il faut que la configuration initiale soit faite proprement, avec une base bien placée et, pour les modèles RTK, une antenne installée dans une zone suffisamment dégagée. Si votre jardin est entouré de murs hauts ou d’arbres très denses, le confort promis peut baisser.
Les séries récentes, notamment la famille i200, cherchent justement à corriger cette limite grâce au LiDAR RoboSense. Cette évolution réduit la dépendance à l’antenne RTK et vise les jardins plus complexes, là où les anciennes générations demandaient davantage de compromis.
Qualité de tonte, navigation et gestion des obstacles, le vrai niveau de Navimow
Sur une pelouse entretenue régulièrement, Navimow délivre une prestation solide. Les essais mettent en avant une tonte précise, un déplacement méthodique et une bonne tenue des bordures. La marque a aussi l’avantage d’un fonctionnement silencieux, un critère souvent sous-estimé mais très concret à l’usage.
La navigation repose sur plusieurs briques selon les modèles. On retrouve l’EFLS, qui combine RTK et GPS, ainsi que VisionFence, une caméra chargée d’améliorer la détection d’obstacles. Sur les modèles les plus récents, le LiDAR 3D ajoute une couche de lecture du terrain plus robuste.
Dans un jardin simple, le résultat est généralement propre et régulier. Le robot passe là où il doit passer, évite mieux les objets qu’une machine d’entrée de gamme classique et revient à sa base sans agitation inutile. C’est typiquement le genre de produit qui fait gagner du temps semaine après semaine.
La réserve concerne les situations plus extrêmes. Les tests signalent des performances plus moyennes dans de l’herbe très haute ou sur des reliefs marqués. Les modèles non AWD peuvent aussi manquer d’adhérence sur terrain accidenté, ce qui impose de bien regarder la topographie avant achat.
Quels défauts ressortent vraiment dans les avis et les tests ?
Le premier défaut sérieux concerne la dépendance au signal satellite sur les versions RTK. Ce n’est pas un détail. Un jardin très arboré, une façade proche ou des obstacles hauts peuvent perturber la précision et rendre l’expérience moins fluide que prévu.

Le deuxième point faible touche au service client. Plusieurs retours compilés par les sites concurrents évoquent une réactivité jugée inégale. Ce n’est pas un problème visible tant que tout fonctionne, mais il compte davantage sur un produit connecté et technique.
Le troisième point concerne le budget. La série i reste accessible avec des modèles sous la barre des 1000 €, mais la facture grimpe vite dès qu’on monte en gamme. Un X330E à 2999 € place clairement Navimow dans une zone premium, avec des attentes élevées sur la fiabilité et le suivi logiciel.
Il faut aussi surveiller les fonctions de connectivité. Selon la version, la 4G est incluse ou optionnelle, et certaines fonctions comme l’antivol peuvent dépendre d’un abonnement après la première année. Ce n’est pas forcément bloquant, mais cela change le coût réel sur plusieurs saisons.
Quel modèle Navimow choisir selon la surface et la complexité du terrain ?
Pour un petit jardin, les i105E et i108E sont les références les plus logiques. Elles ciblent respectivement des surfaces d’environ 500 à 800 m², avec un positionnement tarifaire plus agressif que les grandes séries. Ce sont les modèles les plus faciles à recommander quand le terrain reste simple.
Si la surface augmente, la série H monte jusqu’à 3000 m². Elle s’adresse à ceux qui veulent rester sur un robot sérieux sans aller immédiatement vers les tarifs les plus élevés. Pour un grand jardin ouvert, c’est une famille à regarder de près.
La nouvelle série i200 est plus stratégique qu’elle n’en a l’air. Elle ajoute des variantes jusqu’à 2000 m², des versions AWD et une approche LiDAR pensée pour contourner les limites du RTK pur. Si votre terrain est sinueux, partiellement ombragé ou plus technique, c’est souvent la gamme la plus cohérente.
Tout en haut, la série X vise les grandes propriétés avec des capacités annoncées jusqu’à 10 000 m² pour le X3. Le produit devient alors très spécialisé, avec un poids d’environ 20 kg, un grand écran circulaire de 22 cm sur certains modèles et un niveau de prix qui impose de comparer sérieusement avant de signer.
Ce qu’il faut regarder avant achat pour éviter une mauvaise surprise
Le meilleur conseil n’est pas de choisir le modèle le plus puissant, mais le plus adapté au jardin. Il faut d’abord regarder la réception satellite, la présence d’arbres, la pente et les obstacles fixes. C’est ce qui détermine si un Navimow RTK suffira ou si une version plus récente avec LiDAR sera préférable.
La base et l’antenne méritent aussi de l’attention. La station est généralement livrée avec un câble d’alimentation de 10 mètres, et des sardines sont fournies pour les fixations. Une mauvaise implantation peut dégrader toute l’expérience, même avec un bon robot.
Regardez enfin les détails pratiques. La plupart des modèles sont en IP66, se nettoient facilement à l’eau, disposent d’un bouton stop, d’une alarme de levage et d’un code PIN. Ce sont de bons points, mais ils ne compensent pas un mauvais choix de gamme face à un terrain exigeant.
Si votre jardin est propre, entretenu et pas trop fermé, Navimow reste aujourd’hui l’une des propositions les plus séduisantes du segment. Si le terrain cumule pentes, ombre dense et obstacles serrés, il faut viser les versions les mieux équipées ou garder une marge de prudence. C’est là que se joue le vrai bon achat, bien plus que dans la simple fiche technique.


